Alizée Poulicek : "J'aimerais un jour écrire un roman"

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Alizée Poulicek, l’ancienne Miss Belgique (c’était en 2008), maman depuis peu de son petit troisième, revient en force dans le monde du mannequinat. Elle montre aussi qu’après trois grossesses, elle n’a rien perdu de sa superbe. La preuve avec ces clichés et cette interview réalisés en Tunisie. Avec la belle, on part découvrir Djerba et le Sud tunisien (dont Douz, Tataouine et Tozeur). (Crédit-photos : Daniel Dedave)

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Alizée, c’est votre premier voyage en Tunisie ?

Oui. Je n’étais jamais venue. J’avoue que j’avais un petit a priori, comme beaucoup de gens je pense. Je me demandais si c’était « safe » (NDLR : sécurisé), je me suis renseignée puis j’ai été curieuse de venir. A part l’Egypte, je n’avais jamais fait le Nord de l’Afrique. En plus, comme je savais que c’était pour un shooting et que c’est un pays où la lumière était splendide, j’étais ravie de venir et j’ai été agréablement surprise. Durant le séjour, on a été beaucoup dans la nature et j’ai vraiment découvert des paysages très différents : une oasis, un lac salé, des dunes… C’était vraiment très beau.

Qu’est-ce qui vous a surprise ?

J’ai été étonnée de pouvoir rouler en 4x4 dans de grands espaces sans voir beaucoup de maisons ni même d’autres voitures, avec juste le désert tout autour de soi. On se demande où sont les gens mais je crois que c’est parce qu’ils ont un autre style de vie que nous. Au final, j’ai découvert des gens très accueillants et gentils. J’avais un peu peur de venir faire des photos en bikini mais j’ai vraiment trouvé la population très souriante et chouette. 

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Qu’avez-vous apprécié ?

Les dunes, c’est toujours très beau. C’est joli avec ces palmiers qui semblent sortis de nulle part. La grand lac salé (Chott el Jerid), c’est aussi très spécial. Puis, tous ces lieux utilisés pour le tournage de Star Wars… Je n’ai vu aucun épisode sauf le dernier mais ça m’a donné envie de les voir pour retrouver les décors qu’on a visités.

Si vous deviez délivrer un message aux touristes qui hésitent encore à remettre les pieds en Tunisie, que leur diriez-vous ?

Qu’ils n’hésitent pas ! Il y a plein d’avantages : c’est pas très loin de la Belgique, les gens parlent français et il y a plein de choses à voir. Nous, on a beaucoup bougé. J’aime bien ça quand je pars mais, pour ceux qui cherchent de beaux hôtels pour y rester, il y a le choix. C’est vraiment un pays avec plein de paysages différents. On n’a pas eu un seul problème et ça a l’avantage d’être un endroit qui n’est pas rempli de touristes. 

Revenons à vous. On vous a découverte il y a 10 ans quand vous êtes devenue Miss Belgique 2008. Miss Belgique, ça a été un tremplin pour vous ?

J’étais déjà dans le mannequinat avant de participer à Miss Belgique mais c’est clair que ce fut un élément déclencheur. Ça permet de voyager, de rencontrer beaucoup de monde, de voyager et de prendre de l’expérience. C’est une école pour beaucoup de choses. Pendant un an, tu es un produit commercial, tu dois gérer tes sponsors, être toujours de bonne humeur, et d’une certaine manière, réussir à te vendre toi-même… Tu fais des shootings, des interviews, des moments glamour mais aussi des foires aux boudins donc tu apprends à t’adapter à plein de choses mais je trouve que, par rapport à d’autres pays, on est à un niveau beaucoup plus bas. Ce concours n’est pas exploité à son meilleur potentiel, surtout quand tu compares à la France, par exemple, ou à la Tchéquie. En Tchéquie, tu remportes d’emblée un contrat de mannequin. Ici, quand tu deviens Miss, à la limite, c’est mal vu pour la suite. C’est dommage…

Quel regard jetez-vous sur ces 10 dernières années ?

J’ai eu un parcours assez chaotique mais rempli et très enrichissant. Après Miss Belgique, j’ai eu différentes propositions de jobs, notamment comme mannequin ou à la télé pour Voo (pendant 7-8 ans, à raison d’une fois par semaine). C’était une super chouette équipe et ça me laissait du temps pour faire des photos. Avant Miss Belgique, j’étais dans une agence de mannequins mais j’avais dû arrêter quand j’ai gagné le concours. Je recommence maintenant, avec Dominique Models (Bruxelles). Daniel, mon ancien compagnon, n’aimait pas trop que je travaille en tant que mannequin. A un moment, j’ai donc arrêté et je l’ai aidé dans l’organisation de certains de ses événements. J’ai eu mon fils Raphael avec lui en 2012 puis je l’ai quitté et j’ai pu tout reconstruire. J’étais maman seule avec un enfant. Pendant quelques mois, ça a donc été le parcours du combattant. Je n’avais plus rien, même plus de voiture. Mais je suis comme les chats : je retombe toujours sur mes pattes.

Puis, en 2013, vous avez rencontré Filip, votre compagnon actuel, le papa de vos deux petits derniers, Max, 2 ans, et Vigo, 1 an…

Avec lui, ma carrière a repris même si on s’occupe full time des trois enfants. J’ai notamment retravaillé pour des vêtements pour femmes enceintes car j’ai été souvent enceinte ces cinq dernières années (NDLR : elle a fait deux fausses couches et eu deux enfants) mais j’ai réussi à surfer et à bosser avec ceux qui ont l’habitude de travailler avec moi.

Un truc un peu étonnant, c’est le livre que vous lisez en ce moment : « Transurfing, modèle quantique de réalisation individuelle » de Vadim Zeland. C’est pas un livre de Miss, ça…

C’est un autre moi. J’aime voyager et rencontrer des gens mais j’ai parfois un côté plus renfermé, plus « dans ma bulle ». J’aime bien lire un bouquin le soir. J’en ai besoin pour me ressourcer. J’aime les livres qui touchent à la psychologie, les romans ou les biographies. J’ai 30 ans. J’ai eu un parcours très enrichissant qui m’a permis de tester plein de choses. J’ai appris sur moi-même et je me sens mieux qu’il y a 10 ans. Et puis, une autre chose me titille. J’avais commencé des études en langues romanes que j’ai arrêtées après un an quand je suis devenue Miss Belgique. Quelque part, c’est dommage. J’ai toujours été très littéraire et, un jour, j’aimerais me lancer dans l’écriture et écrire un roman. Avec la vie et le parcours que j’ai eu, ce ne sont pas les idées qui manquent. Et puis, c’est bien d’avoir des rêves et des projets. Après, on verra si j’arrive à les réaliser un jour… 

Ce sera sur le monde de la mode ?

Non, pas forcément, mais de toute façon, c’est trop tôt pour vous en dire plus.

Maintenant que vos enfants sont un peu plus grands, vous redémarrez dans la mode ?

Oui, c’est relancé. Je travaille en direct avec mes anciens clients et je bosse aussi avec des agences pour des contrats à l’étranger, notamment en Tchéquie, en France et en Allemagne. Je recommence également à faire des présentations d’événements pour des entreprises. Je veux encore faire ça quelques années. Quand je travaille, Filip s’occupe des enfants sinon c’est moi qui m’occupe d’eux et j’adore ça. J’ai toujours rêvé d’avoir une grande famille et d’être entourée d’enfants. Si je n’avais pas eu mes enfants si jeune, j’aurais pu percer à l’étranger et avoir une carrière internationale. La Chine et le Japon me voulaient mais maintenant, je ne veux plus tout miser sur ça. J’ai besoin d’avoir des projets professionnels mais je veux aussi du temps pour mon homme et mes enfants. Il faut trouver un équilibre.

Quelle reconversion envisagez-vous quand vous ne serez plus mannequin ?

Je pourrai rester dans la mode. Je suis très créative. J’ai envie de développer ce côté-là. Pour ce shooting en Tunisie, j’ai réalisé le stylisme de A à Z et j’ai adoré faire ça ! J’ai des idées et Filip est mon meilleur test. Il est rationnel, structuré et organisé, alors que moi je suis intuitive et créative. On est très complémentaire.

 

                                                                                 L.B.

 

En collaboration avec l’Office National du Tourisme Tunisien, Tunisair et l’hôtel Royal Garden Palace de Djerba. Photographe : Daniel Dedave. Coiffure et maquillage : Didier Caillau. Stylisme : 1995 by Veronique De Kock (Schilde) et Histoires de Femmes (Mechelen). Lingerie : Scène Discrète (Genappe). Lunettes Laurence D’Ari.

 

 

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