Une nouvelle vie pour Anthony Delon

Capture d’écran 2018-01-23 à 10.35.24.pngVéritable machine à fantasmes, Anthony Delon, 53 printemps, se relance sur le marché de la mode avec sa marque de vêtements de cuir baptisée Anthony Delon 1985. Nous l’avons rencontré, à Paris. (Crédit-photo : Instagram)

 

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Quand nous le rencontrons, à Paris, il y a quelques jours, Anthony Delon préside de jury du concours Top Model Belgium. Moulé dans une veste aviateur de la nouvelle marque qu’il vient de lancer, il a la démarche assurée et on peut vous l’affirmer : à 53 ans, il est toujours canon.

Anthony, on vous retrouve ici en tant que président du concours Top Model Belgium. Ça vous fait quoi d’être ici ?

Ça me fait plaisir sinon je n’aurais pas accepté. Je préside le jury avec Adriana Karembeu qui est très pointue dans le domaine. Moi, j’ai peu l’habitude de cela, je ne regarde jamais Miss France où des choses comme ça. Je ne suis pas mannequin non plus, contrairement à mon petit frère.

Vous connaissez bien les Belges ?

Bien sûr. Ils sont différents des Français. Ils sont sympas. On dit souvent qu’un Italien, c’est un Français de bonne humeur et bien, je dirai que le Belge aussi. J’aime la Belgique et les Belges. J’aime la course automobile, comme vous savez, et ils ont le plus beau circuit du monde. 

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Vous êtes donc de retour dans la mode avec le lancement tout récent de votre marque de vêtements en cuir, Anthony Delon 1985…

La mode, c’était mon premier métier avant acteur, en 1985. Là, je viens de relancer ma collection de blousons de cuir et nous venons d’inaugurer un pop-up store au Printemps Haussmann. On sera aussi au Montaigne Market, pendant la Fashion Week.

Pourquoi ce retour dans la mode ?

J’ai été acteur pendant 30 ans. En 1985, j’avais démarré fort dans la mode mais j’ai eu des problèmes avec mes associés. Aujourd’hui, j’ai envie d’aller jusqu’au bout de mes rêves. Lancer une marque, ça prend du temps. Cela se fera sur 2 ou 3 ans.

Quels bons souvenirs gardez-vous de votre période d’acteur ?

J’ai aimé faire « L’homme pressé » ou « Chronique d’une mort annoncée ». Ce fut une aventure forte. L’œuvre de Gabriel Garcia Marquez, quatre mois de tournage en Colombie, la montée des marches à Cannes… 

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Le cinéma, ça ne vous tente plus ?

Depuis septembre, j’ai reçu 3 ou 4 propositions de films mais je n’ai pas le temps. Je dessine, je crée mes blousons, je choisis les peaux… On a déjà 16 modèles, il faut s’occuper de la communication, de l’exportation… Donc, je refuse le reste. Ma marque, c’est ma priorité pour les deux années à venir. Je vais aussi relancer la collection femmes mais je m’aiderai d’une styliste pour ça. Vous savez, je suis autodidacte…

On trouvera vos pièces en Belgique ?

Je l’espère. En 1985, j’étais deuxième des ventes en France dans le cuir. On avait 130 boutiques. La première avait ouvert en France mais on était aussi en Belgique, en Italie ou au Liban. Maintenant, on va être plus sélectif. On propose du « Made in France ». On a déjà des clients asiatiques ou russes et j’ai une proposition pour vendre mes pièces à Knokke.

Où trouvez-vous votre inspiration ?

Le cuir et le cinéma, c’est une grande histoire. Il y a Brando dans « La chevauchée fantastique », Mac Queen dans « L’affaire Thomas Crown »… J’ai évidemment des inspirations cinéma pour mes blousons. 

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Votre père, par exemple ?

Papa a porté peu de cuir dans ses films sauf peut-être dans « Le gitan ».

Quel est, selon vous, le plus grand acteur ?

Je n’en ai pas un. Il y a beaucoup de styles très différents. Je dirai Brando, Pacino, De Niro. En France, Delon et Gabin. Sean Penn est fantastique et j’aime bien Robert Downey Junior et Daniel Day-Lewis. Pour les femmes, j’adore Cate Blanchett et Meryl Streep.

Que pensez-vous de l’affaire Weinstein qui a explosé au grand jour, avec sa suite de hashtags #balancetonporc ?

Dans toutes les révolutions, il y a toujours eu des chocs. On doit toujours aller dans les extrêmes pour se remettre au diapason. C’est évidemment une bonne chose. Il n’y a pas de raison qu’un homme puisse faire subir des violences aux femmes. On pense que l’homme est le sexe dominant mais, en réalité, ce sont elles qui dominent. 

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Si je vous dis « Belgique », à quoi pensez-vous ?

J’ai joué au théâtre à plusieurs reprises en Belgique, notamment à Bruxelles et Louvain-la-Neuve. C’était un très bon public. Si je devais dire un mot, ce serait « fête » ou « gaité ». Il y a 30 ans que j’y vais et j’en suis fan.

 

                           Propos recueillis par Laurence BRIQUET

 

 

L’origine de la marque, Anthony Delon 1985

Anthony Delon et la mode, ce n’est pas une histoire nouvelle. En 1985, il avait lancé Création Anthony Delon, sa marque de blousons de cuir. Il avait même été élu « plus jeune PDG de France » (il avait alors 21 ans), par Paris-Match. Il avait alors 130 points de vente environ mais, après trois ans, avait cessé ses activités, suite à des problèmes avec ses associés. Aujourd’hui, il revient donc avec cette nouvelle marque incluant « 1985 » dans le nom. Pour se souvenir du passé et n’en garder que le positif. Du côté des prix, il veut proposer du haut de gamme mais à des prix raisonnables, ce qu’il appelle de « l’access quality ». 

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                                                                                 L.B.

 

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